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Le maceron, « poivre des marais » ou « poivre du saunier » du littoral Atlantique

Parmi les plantes qui composent l’identité aromatique de notre gin, certaines racontent bien plus qu’un simple profil gustatif. Elles parlent de territoire, d’histoire et de savoir-faire.
C’est le cas du maceron (Smyrnium olusatrum), cultivé sur Île de Ré, dont les graines apportent cette signature végétale légèrement poivrée — à juste titre surnommée le « poivre des marais » ou « poivre du saunier ».

Une plante ancienne, entre légume et condiment

Le maceron est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées, pouvant atteindre près de deux mètres de hauteur. Longtemps cultivé en Europe avant d’être supplanté par le céleri, il faisait partie des légumes courants du Moyen Âge et figurait même parmi les plantes recommandées dans les jardins royaux.

Toutes les parties de la plante sont comestibles :

  • feuilles aromatiques proches du céleri,
  • racine charnue consommée crue ou cuite,
  • jeunes pousses utilisées comme légume,
  • graines au goût poivré et légèrement amer.

Aujourd’hui considéré comme un « légume oublié », le maceron connaît un regain d’intérêt auprès des chefs, botanistes et distillateurs pour sa richesse aromatique unique.

Le « poivre des marais » : une signature aromatique singulière

Dans notre gin, ce sont les graines de maceron qui sont distillées. Elles révèlent un profil aromatique à la fois :

  • frais et végétal,
  • légèrement épicé,
  • profond et structurant.

Cette dimension poivrée naturelle apporte de la complexité au gin et vient soutenir les autres botaniques, notamment l’angélique, sans jamais masquer leur expression.

Le surnom de poivre des marais prend ici tout son sens : une épice locale, végétale, subtile, qui évoque immédiatement le littoral atlantique.

Petit secret botanique : reconnaître le maceron

Dans la zone relativement restreinte où pousse le maceron, il peut être confondu avec certaines plantes proches comme l’angélique des bois, la berce commune ou l’impératoire.
Cependant, ces espèces présentent des fleurs blanches ou rosées, alors que celles du maceron sont vert-jaunâtre.

Ses larges folioles caractéristiques permettent également d’éviter toute confusion avec des Apiacées toxiques, comme la ciguë vireuse, qui pousse dans les terrains humides.

Une plante locale au service d’un gin de terroir

Intégrer le maceron dans Herba Angelica n’est pas un hasard. C’est le choix d’une plante :

  • ancrée dans l’histoire européenne,
  • présente sur le littoral atlantique,
  • riche aromatiquement,
  • et porteuse de sens.

Il incarne parfaitement la philosophie du gin : un spiritueux inspiré par le végétal, le territoire et le savoir-faire artisanal.

Le maceron apporte ainsi ce caractère unique, ce relief aromatique subtil…
et ce petit supplément d’âme que l’on pourrait simplement appeler : le pep’s du poivre des marais

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