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Angélique : l’herbe aux anges, entre légendes, médecine et spiritueux

Bien avant de devenir l’une des botaniques emblématiques de notre gin, l’angélique était déjà entourée d’un parfum de mystère, de croyances et de respect. Connue sous son nom botanique Angelica archangelica, l’angélique est une plante herbacée aromatique qui traverse les siècles, les territoires et les usages, toujours associée à l’idée de protection, de soin et de lien profond avec la nature.

Une plante née des terres froides et humides

Originaire d’Europe du Nord et de Scandinavie, l’angélique affectionne les zones humides, fraîches et ombragées. On la retrouve naturellement sur les berges, dans les mégaphorbiaies ou le long des fossés, là où l’eau et la terre dialoguent en permanence.

Plante bisannuelle, elle développe son feuillage la première année, puis déploie la seconde de grandes ombelles de fleurs vert clair avant de libérer ses graines… et de s’éteindre.
Une plante de cycle, de patience et de transmission.

L’herbe aux anges : légendes et croyances

Son nom même est une promesse.
Angelica vient du latin angelus — l’ange — et archangelica fait référence à l’archange Gabriel. La légende raconte que l’archange Raphaël aurait révélé ses vertus à Charlemagne pour sauver son armée de la peste.

Au Moyen Âge et à la Renaissance, l’angélique est surnommée « herbe aux anges » ou « racine du Saint-Esprit ». On la porte en amulette, on en mâche les feuilles, on suspend ses graines autour du cou pour se protéger des épidémies et des mauvais esprits.
À Niort, lors de la grande peste de 1602, l’angélique devient une plante de référence pour tenter de se prémunir de la contagion. Elle devient une plante emblématique du Marais poitevin.

De la médecine à la gourmandise

Cultivée dès le XIIᵉ siècle, l’angélique entre rapidement dans les jardins monastiques et les pharmacopées. Ses racines, ses tiges et ses graines sont reconnues pour leurs propriétés digestives, tonifiantes et apaisantes.

À partir du XVIIIᵉ siècle, elle trouve aussi sa place dans la gourmandise :

  • angélique confite,
  • pâtisserie,
  • liqueurs,
  • et spécialité emblématique du Marais poitevin, entre Niort et La Rochelle, où son usage perdure encore aujourd’hui.

Une plante de distillation

Ses racines, mais aussi ses graines, apportent une profondeur aromatique unique :
des notes terreuses, végétales, légèrement musquées, à la fois structurantes et élégantes.

Dans le gin Herba Angelica, elle agit souvent comme une colonne vertébrale aromatique, reliant le genièvre aux autres botaniques, donnant de la tenue, de la longueur et une signature reconnaissable. C’est naturellement dans cette histoire que s’inscrit Herba Angelica.
Choisir l’angélique comme plante centrale, c’est revendiquer :

  • un lien fort au végétal,
  • une mémoire des territoires humides,
  • un héritage entre médecine, gastronomie et distillation.

Herba Angelica n’est pas seulement un gin.
C’est un hommage à une plante rare, puissante et symbolique.
Un spiritueux qui regarde l’Histoire… tout en écrivant la sienne.

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